mardi 22 mai 2007

Communiquons


Bonjour,

Il semblerait que chacun se range en ordre de bataille, en tous cas se positionne. Bon. Dans cette attente je vous fais grâce des mes commentaires sur notre nouveau gouvernement (au moins pour aujourd'hui), et je vous communique trois communiqués que je trouve intéressants.

1- Le communiqué du Réseau Education Sans Frontière. Vous le trouverez en commentaire de ce message sur le blog et dans les liens.

2- Le communiqué de démission des instances officielles de la Cité nationale pour l'histoire de l'immigration. Aussi en commentaire.

3- Le communiqué du Syndicat Français des Artistes-Interprètes sur la nomination du ministre de la culture. Toujours en commentaire de ce message.

Voilà pour la communication!

Bonne journée.

Rosa

3 commentaires:

Héritère de 68 a dit…

LAISSEZ LES GRANDIR ICI !
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION !

COMMUNIQUE RESF

Du 13 au 30 juin, le Réseau Education sans frontières se fait entendre

Haut et fort dans toute la France.


Une rencontre nationale de notre Réseau s’est tenue samedi 12 mai à Belleville, à deux pas de l’école Rampal. Membres de RESF, de Lille à Marseille, de Strasbourg à Toulouse, ... nous nous sommes rencontrés pendant une journée pour faire le bilan d’une activité dont le développement depuis bientôt trois ans a surpris tout le monde - à commencer par nous-mêmes - et qui n’est pas prête de s’arrêter, tant que nos voisins étrangers ne seront pas reconnus pour ce qu’ils sont : dans nos écoles, des élèves et des parents comme les autres, dans nos quartiers des habitants et non des suspects, dans les entreprises des collègues.

Nous avons fait un état des lieux : des menaces répétées, qui visent les familles mais aussi les soutiens (et qui font de tous les citoyens qui s’engagent des délinquants potentiels de la solidarité, cf. les récents procès de Florimond Guimard et de François Auguste, ou celui qui vise les militants de l’Oise, poursuivis au mépris de la liberté d’expression), des tentatives d’expulsion qui visent à engendrer la peur ; mais aussi une solidarité de tous les instants ; car les initiatives se multiplient : devant les commissariats, dans les écoles par la grève (par exemple vendredi dernier aux écoles Métra dans le 20° arrondissement de Paris), dans les tribunaux, au port de Marseille (le père de famille dont l’expulsion a été empêchée le 1er mai est maintenant libéré), dans nos quartiers – des banderoles colorées au mur des écoles à la pétition « Laissez les grandir ici », en passant par nos farandoles, déjeuners solidaires, projections de films, rassemblements divers.

Nos actions, intenses et variées, menées avec la même énergie que celle que nous employons pour élever nos enfants, aider nos amis, faire de belles choses, ont souvent pu mettre un frein à l’injustice qui frappe nos voisins.

Car c’est bien une injustice de faire d’une partie de la population un bouc émissaire et de la harceler. Non, il n’y a pas de "problème" de l’immigration dans un pays qui accueille des immigrants de façon continue depuis plus d’un siècle. Il y a des problèmes bien réels, dans le monde et ici, de pauvreté, de manque de droits, d’inégalités. C’est pour les cacher qu’on invente ce "problème de l’immigration" ; l’État a déjà déployé pour ce faire des efforts considérables, en propagande, en moyens policiers, et son chef actuel nous dit qu’il va en faire encore plus !

Face à cette chasse inutile, coûteuse et surtout injuste, nous continuons notre combat solidaire. Le monde de l’école persistera tranquillement à défendre ses valeurs : le droit à l’éducation pour tous bien sûr, et, au-delà, la liberté (de fuir le désespoir ou la guerre, de circuler), l’égalité (quelle que soit son origine), la fraternité. Dans nos quartiers, les établissements scolaires resteront ces tremplins de la solidarité, qui placent la justice au dessus des lois ou décrets de circonstance qui bafouent les textes de défense des droits de l’Homme et de l’Enfant ratifiés par la France.

Ce samedi, nous avons donc pris plaisir à affûter notre outil de résistance qui s’appelle Réseau Éducation sans frontières, un outil souple, convivial et indépendant ; nous sommes contents de constater que depuis une semaine de nouvelles personnes nous rejoignent. Des raisons supplémentaires, s’il en était besoin, pour renforcer notre volonté de défendre les familles et les jeunes « sans-papiers ».

Sans papiers, mais pas sans amis car nous continuons à être présents tous les jours à leurs côtés. Du 13 au 30 juin nous dirons haut et fort dans la France entière, par un ensemble d’apparitions publiques dont nous mettons au point le programme, que nous voulons un été serein pour tous nos voisins et amis.

- Rejoignez les collectifs RESF près de chez vous et les réseaux de vigilance

- Signez et faites signer autour de vous la pétition « Laissez-les grandir ici ! »

- Diffusez partout autour de vous « l’adresse aux citoyens » du RESF

- Participez aux actions et mobilisations du réseau : avec vous nous serons plus forts !


Réseau national des militants,
collectifs d’établissements, syndicats et associations
pour l’information et le soutien
aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers
Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org
Les 185 organisations membres ou soutiens du « Réseau Education sans frontières » (au 1.5.07) :
Mouvement associatif (local et national) :
ACER (association pour une citoyenneté européenne de résidence), ADN (Association pour la démocratie - Nice), ACT UP – Paris, Afrique Partenaires services, AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), AMHITI (réfugiés haïtiens en France), A.S.A.V. (Association pour l’Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Mosaique (Comité antiraciste de Choisy le Roi/Orly), Association Sar-Phirdem, Association des travailleurs maghrebins de France (ATMF), ASSOUEVAM (Association de soutien aux étrangers du Val de Marne), ATTAC-France, CADAC, CEDETIM, CIMADE (Service œcuménique d’entraide), Cinquième zone, Citoyens Unis pour Chatenay-Malabry, CLEJ (Club Laïc de l’Enfance Juive), CNAFAL, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de Résistance Social (travailleurs sociaux), Comités de Soutien aux familles rroms du Val de Marne, Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif Bellaciao, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), Collectif National pour les Droits des Femmes, 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), Droit Au Logement,Ecole Emancipée, Emancipation, Ensemble Citoyens (Martigues), FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Ecole Publique), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), La Voix de l’Enfant, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, Motivé-e-s (Toulouse), Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN), MRAP, Ni putes, ni soumises, Observatoire des Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, Réseaux citoyens de St-Etienne, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l’insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Réseau Solidaire et Citoyen (RESOCI), SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficultés), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Survie, Union Juive Française Pour la Paix (UJFP).
Mouvement syndical :
CGT (Union départementale Paris) - Confédération paysanne, CNT, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale – Isère), SAF (Syndicat des Avocats de France), SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), SGEN-CFDT, SNES, SNUipp, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.
Collectifs RESF locaux (Régions) :
Aisne (02) / Collectif de défense des sans papiers, Aisne (02) / ASTI Saint-Quentin, Ardèche (07) / RESF, Ariège (09) / Resf, Aude (11) / Resf, Bas-Rhin (Strasbourg - 67) / Resf, Bouches du Rhône (13) / Resf, Cantal (15) / Collectif Ucij-Resf, Charente-Maritime (17) / Resf, Cher (18) / Resf, Doubs (25) / Resf, Eure (27) / Collectif de l’EURE de Soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers, Gironde (33) / Resf, Haute-Garonne (Toulouse - 31) / Resf, Haute-Loire (43) / Resf, Haute-Vienne (87) / Resf Limoges, Hérault (34) / Collectif « jeunes sans papiers », Ille et Vilaine (35) / Resf, Indre (36) / Resf, Indre et Loire (37) / Resf, Isère (38) / Riesf, Jura (39) / Resf, Landes (40) / Resf, Loire Atlantique (Nantes – 44) / Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, Loiret (45) / Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés - Orléans, Loiret (45) / Resf Montargis – Gien – Briare, Lot et Garonne (47) / Resf, Lyon et région (01/42/69) / Resf, Maine et Loire (Angers - 49) / Resf, Mayenne (53) / Resf, Meurthe et Moselle (Nancy 54) / Resf, Meuse (55) / Resf, Moselle (57) / Resf Metz et Sarreguemines), Nord – Pas de Calais (59 - 62) / Resf, Oise (60) / Solidarité Migrants, Oise (60) / Collectif Solidarité Migrants du Noyonnais, Pas de Calais (62) / Resf Arras – Lens, Puy de Dôme (63) / Resf, Pyrénées Atlantiques (64) / Resf, Pyrénées Orientales (66) / Resf, Saône et Loire (71) / Resf, Seine-Maritime (76) / Resf Le Havre et Rouen, Somme 80 / Resf, Tarn (81) / Resf, Vienne (86) / Resf, Yonne (89)/ Resf,
Collectifs RESF locaux (Ile de France) :
Paris (75) / Resf, Paris centre (1ème - 2ème - 3ème et 4ème) / Resf, Paris 11ème / Groupe Education Sans Frontières Voltaire, Paris 10ème – 11ème – 20ème / Resf, Paris 10ème / Collectif CARESP Lycée Siegfried, Paris Sud (5ème- 6ème - 13ème - 14ème - 15ème) / Resf, Paris 12ème / Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12°, Paris 17ème -18ème / Resf, Paris 19ème / Resf, Collectif RESF (CARESP) Lycée Siegfried, Seine et Marne (77) / Resf 77, Yvelines (78) / Collectif lycée J. Vaucanson - Les Mureaux, Yvelines (78) / Resf 78, Essonne (91) / Resf 91, Essonne (91) / LP Gustave Eiffel Massy, Hauts de Seine Nord (92) / Resf Nanterre, Hauts de Seine Sud (92) / Resf Châtenay, Hauts de Seine / Lycée Jean Jaurès Châtenay-Malabry, Hauts de Seine / LP Florian Sceaux, Seine Saint-Denis (93) / Resf 93, Seine Saint-Denis (93) / Collectif du lycée Paul Eluard - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Suger - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Utrillo - Stains, Seine Saint-Denis (93) / Collectif lycée J. Feyder - Epinay, Seine Saint-Denis (93) / Resf Le Pré Saint-Gervais, Seine Saint-Denis (93) / Resf Montreuil, Seine Saint-Denis (93) / Collectif de défense des sans papiers Pantin, Seine Saint-Denis (93) / Resf Romainville, Val de Marne (94) / Resf Alfortville, Val de Marne (94) / Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et MA Etrangers (Ac. de Créteil), Val de Marne (94) / Collectif de défense des sans papiers de Villejuif, Val de Marne (94) / Collectif du lycée Apollinaire Thiais, Val de Marne (94) / JMSF (lycée J. Macé - Vitry), Val d’Oise (95) / Collectifs locaux Argenteuil, Sarcelles, Pontoise.
Soutiens :
Alternative citoyenne, Alternative Libertaire, JCR, Les Alternatifs, Les Verts, LCR, MJS, OCML VP - Journal Partisan, PCF, PS (Fédération 93), UDB.


la pétition “laissez les grandir ici"
http://www.educationsansfrontieres.org/laissezlesgrandirici

l’adresse aux citoyens et aux candidats
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php ?article4386

Héritère de 68 a dit…

Objet : [TERRA] COMMUNIQUE : communiqué de démission des instances officielles de la Cité nationale pour l'histoire de l'immigration adressé ce jour par 8 historiens et démographes, 18 mai 2007.

Immigration et identité nationale : une association inacceptable

Depuis 2003 nous avons participé au projet de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI). Cette Cité, qui doit ouvrir ses portes en cette année 2007, a été voulue, comme un nouveau lieu de l'histoire de France, au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l'occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe. Ce lieu entend changer le regard de nos contemporains sur leur société en rappelant comment, depuis deux siècles, les étrangers, venus par vagues successives, ont contribué à développer, transformer et à enrichir la France. Rendre compte de la diversité des histoires et des mémoires individuelles et collectives, en faire l'histoire de tous, avec ses moments glorieux et ses zones d'ombre, aider ainsi au dépassement des préjugés et des stéréotypes, tels sont les enjeux qui nous ont mobilisés autour de ce projet.

L'instauration d'un « ministère de l'immigration et de l'identité nationale », remet en cause ces objectifs. Les mots sont pour le politique des symboles et des armes. Or il n'est pas dans le rôle d'un Etat démocratique de *définir l*/'identité/. Associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République : c'est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l'immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur être même.

Ce rapprochement s'inscrit dans la trame d'un discours stigmatisant l'immigration et dans la tradition d'un nationalisme fondé sur la méfiance et l'hostilité aux étrangers, dans les moments de crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers l'avenir, autour d'une histoire commune que tous étaient susceptibles de s'approprier, ce ministère menace au contraire d'installer la division et une polarisation dont l'histoire a montré les ravages. Voilà pourquoi nous démissionnons à compter de ce jour de nos fonctions officielles à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Nous tenons cependant à saluer le remarquable travail effectué depuis plus de trois ans par Jacques Toubon et toute son équipe. Nous avons pu y être associés dans un esprit de liberté intellectuelle et d'indépendance. Nous continuerons de soutenir ce projet tant que son esprit perdurera.

Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne (Paris1)

Geneviève Dreyfus-Armand, historienne (BDIC)

Nancy L. Green, historienne (EHESS)

Gérard Noiriel, historien (EHESS)

Patrick Simon, démographe (INED)

Vincent Viet, historien (IDHE)

Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne

Patrick Weil, historien (CNRS-Paris1)

Héritère de 68 a dit…

Le Syndicat Français des Artistes-interprètes (SFA-CGT) constate que la préoccupation des milieux culturels a été entendue. Le gouvernement de François Fillon maintiendra le Ministère de la Culture et de la Communication en l'état.

Pour autant, au vu des choix qui ont présidé à sa gestion de l'Etablissement public du Château de Versailles, la nomination de Madame Christine Albanel conforte notre inquiétude sur les intentions du gouvernement de vouloir favoriser voir substituer une politique de recours au mécénat à la nécessaire implication forte de l'Etat pour soutenir la création artistique.

Venant après la décision de l'Assemblée nationale à majorité UMP de rejeter la Proposition de Projet de Loi sur l'indemnisation du chômage des professionnels du spectacle (scellant ainsi l'exclusion de milliers d'artistes et de techniciens,de leurs droits sociaux), la mise en application du programme du candidat Sarkozy énonçant comme priorités la valorisation du patrimoine et l'éducation artistique (la création ne venant qu'en troisième place) accroît nos craintes sur l'emploi des artistes-interprètes dans ce qui doit être leur premier lieu de travail, le plateau et la scène.

Tout autant, l'annonce du Président de la République de préférer l'élargissement des espaces publicitaires à toute augmentation du montant de la redevance ne peut que fragiliser encore plus la télévision publique dans un paysage audiovisuel où la diffusion répond pour l'essentiel des seules lois du marché. Les effets de telles décisions ne peuvent que peser gravement sur le niveau des financements disponibles pour accroître le volume de création et l'emploi nécessaires pour y parvenir, seules garanties d'une véritable diversité culturelle.

Enfin comment ne pas s'interroger sur la signification hautement symbolique de la décision politique d'associer la fonction de rapporteur du gouvernement à celle de Ministre de la culture et de la communication.

Autant de questions qui éclairent les enjeux des futures politiques publiques.

Paris le 18 mai 2007